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Pascal Irénée Koupaki, du technocrate au politique

Le bureaucrate Pascal Irénée Koupaki (ph) se jette dans la politique béninoise

::Article de la rédaction de Koaci.com au Bénin::

Le ministre d’Etat chargé du développement vient d’être élu président de l’Udbn. Pascal Irénée Koupaki a été propulsé à la tête du parti au cours du congrès extraordinaire tenu le 03 octobre 2010 au palais des congrès de Cotonou.

La question que tout le monde se pose est de savoir ce que ce ministre ‘’apolitique’’ est allé chercher dans cette affaire. Cette réaction est tout à fait logique puisque depuis l’avènement du gouvernement du changement, tous les membres du gouvernement Yayi se sont illustrés à travers des meetings de remerciements, des marches de soutien et la création de partis politiques. Tous à l’exception de Pascal I. Koupaki. D’après des confidences de ses proches, il ne cachait pas son goût pour ces manières d’allégeance au chef de l’Etat. Et cela lui a valu à maintes reprises des inimitiés dans l’entourage de Boni Yayi. C’est pourquoi, certains observateurs sont surpris de constater que M. Koupaki devienne subitement le président d’un parti politique créé il n’y a pas longtemps et qui n’a pas encore une grande assise sur l’échiquier politique national. Le revirement de Pascal Koupaki sur la scène politique d’après les investigations est lié à plusieurs raisons. D’abord, le coup aurait été monté par deux personnalités, Boni Yayi et un puissant homme d’affaires à qui le gouvernement veut concéder l’Ocbn (Organisation commune Bénin-Niger des chemins de fer et des transports) et qui serait très proche de la fondatrice du parti. Par ailleurs, il s’agit de forcer la main au ministre d’Etat pour faire de lui un candidat pour la présidentielle de 2011 dans le but de casser l’Union fait la Nation. Mais cette stratégie risque de ne pas aboutir aux résultats escomptés. Et pour cause, Koupaki malgré les qualités de technocrate que tout le monde lui reconnaît, n’a jamais joué un rôle politique et n’a pas de fief politique. Par ailleurs, la situation sociopolitique actuelle marquée par de nombreux scandales au sommet de l’Etat (affaires Cen-Sad, machines agricoles, Icc-Services, Dangnivo) n’est pas du tout favorable à une telle stratégie. L’élection du ministre d’Etat à la tête d’un parti politique à la veille de la rentrée des classes du 04 octobre n’est pas aussi une bonne période. Les parents d’élèves victimes de l’affaire Icc-Services n’ont pas été remboursés avant la rentrée malgré les promesses du gouvernement. Or, ces épargnants comptaient sur ces fonds pour préparer la rentrée de leurs enfants. Sur un autre plan, des milliers de personnes victimes d’inondation sur le territoire national attendent toujours l’aide du gouvernement et des personnes de bonne volonté.

Certains estiment que le ministre d’Etat court droit au mur en acceptant cette offre en cette période critique de la fin du pouvoir du changement. Et le président de la République et l’homme d’affaires veulent l’utiliser pour atteindre leur objectif : fragiliser Me Adrien Houngbédji.



13/10/2010
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