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Taux de croissance :Le Fmi annonce 5,5 % pour le Bénin en 2016 Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (Fmi) a achevé les consultations de 2015 au titre de l’article IV avec le Bénin. A l’issue desdites consultations, il ressort qu’e


 

 

Le Conseil d’administration du Fmi achève les consultations de 2015 au titre de l’article IV avec le Bénin

Le 11 décembre 2015, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (Fmi) a conclu les consultations au titre de l’article IV avec le Bénin.
Pour la troisième année consécutive, le Bénin devrait enregistrer en 2015 un solide taux de croissance, de l’ordre de 5 pourcent, en dépit des récents vents contraires provoqués par le ralentissement de l’économie du Nigeria, son principal partenaire commercial. En 2016, l’augmentation de l’investissement public devrait maintenir la croissance du Pib réel aux alentours de 5,5 pourcent, l’inflation devrait quant à elle rester modérée. Globalement, les perspectives à moyen terme sont aussi positives, mais exposées à d’importants risques, dont un ralentissement plus marqué de l’économie nigériane et des retards dans la mise en place des réformes structurelles, lesquels pourraient affaiblir la dynamique de croissance.
Les faibles niveaux d’endettement donnent la possibilité au Gouvernement de mettre en œuvre ses plans ambitieux plans d’accroître davantage les investissements dans le moyen terme. Pour mettre en place ses plans d’investissement pour 2015 malgré la sous performance des recettes, le gouvernement a fortement augmenté le montant d’obligations émises sur le marché financier régional afin de financer des dépenses d’investissement plus élevées avant les élections de février 2016. La dépendance de l’Etat vis-à-vis du marché financier régional pour le financement de son budget a été facilitée par la politique monétaire accommodante de la Banque centrale régionale (Bceao).

Évaluation par le Conseil d’administration

Les administrateurs saluent les politiques prudentes des autorités qui ont contribué à de solides résultats macro-économiques. Toutefois, une croissance plus forte, durable, et plus inclusive est indispensable pour réduire la pauvreté, face à un environnement plus difficile, y compris le ralentissement économique du Nigéria voisin. Les administrateurs soulignent la nécessité d’intensifier les progrès pour améliorer la gestion de la politique budgétaire et d’accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles pour renforcer le climat des affaires et promouvoir une plus grande diversification.

Les administrateurs reconnaissent que le plan d’intensification des investissements en infrastructures des autorités est bien placé pour renforcer la croissance et que la politique budgétaire prudente du passé apporte une certaine marge de manœuvre pour financer des investissements plus élevés. Cependant, ils recommandent d’augmenter ces investissements de façon plus graduel et priorisé. Cela donnerait plus de temps pour améliorer davantage la gestion des finances publiques, qui est fondamentale pour assurer des investissements de haute qualité ayant une forte incidence sur la croissance économique. Les administrateurs recommandent également la prudence face à la forte hausse du financement sur ressources intérieures, et soulignent qu’il convient de surveiller de près l’augmentation des coûts budgétaires que représente ce financement par rapport au financement concessionnel, ainsi que les risques macro-financiers qui y sont associés du fait des liens entre l’État et les banques.

Les administrateurs soutiennent les efforts de réformes structurelles des finances publiques entrepris par les autorités et les invitent à les mettre en œuvre dans les délais appropriés. Compte tenu d’accroissement de la dette pour financer les investissements, ils soulignent la nécessité de mobiliser des recettes intérieures, en intensifiant encore les réformes fiscales et douanières, pour assurer la viabilité budgétaire à moyen terme. Il sera également important de renforcer davantage la gestion de la dette, y compris l’élargissement de la couverture pour inclure la dette des entreprises publiques, afin d’assurer le suivi des risques.
Les administrateurs préconisent de poursuivre les améliorations du climat des affaires et des infrastructures du marché financier pour consolider les fondements d’une croissance plus diversifiée, tirée par le secteur privé. L’accélération de la mise en place d’une centrale de risques et de la réforme des titres de propriété contribueraient considérablement à améliorer l’inclusion financière et à soutenir l’accroissement du crédit au secteur privé, de même qu’une accélération de la réforme judiciaire faciliterait le respect des contrats et l’approfondissement du secteur financier. Les administrateurs font remarquer que les améliorations du climat des affaires, ainsi que le paiement par l’État de ses obligations envers les banques et les entreprises privées dans les délais, aideraient de réduire le nombre élevé de créances improductives. Ils invitent également à un renforcement du contrôle, compte-tenu des risques de concentration du crédit, et préconisent des mesures pour améliorer la surveillance du secteur de la microfinance de façon à ce qu’il puisse continuer à jouer son rôle d’aide à l’accès aux services financiers pour les ménages à faible revenu.

Les administrateurs attendent avec intérêt la poursuite des mesures destinées à améliorer la qualité et l’actualité des données économiques, en particulier de celles relatives aux secteurs budgétaire et extérieur.

Approuvé par AbebeAernroSelassie
et Peter Allum

Les entretiens se sont déroulés à Cotonou entre le 31 août et le 14 septembre 2015. La mission était composée de Mme Dieterich (chef de mission), MM. Barhoumi, Cui et Maino (tous du Département Afrique), ainsi que de M. End et Mme Salins (du Département des finances publiques). MM. Moers (Représentant résident) et Houessou (économiste local) ont également participé aux entretiens.
M. Mac William (Banque mondiale) a assisté à certaines réunions techniques. M. Yang et Mmes Margevich et Touré ont contribué à la préparation du présent rapport en prêtant leur concours, respectivement, pour les recherches et sur le plan administratif.

La mission a rencontré le Président, le Premier Ministre, le Ministre d’État chargé de l’Économie, des finances et des programmes de dénationalisation, le Directeur national de la Bceao et d’autres hauts responsables de l’État et de la banque centrale, ainsi que des membres de la Commission des finances du Parlement, des représentants des secteurs financier et privé, d’Ong et du monde universitaire et des partenaires techniques et financiers internationau



01/02/2016
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