L'EVEIL DE L'AFRIQUE

MALI: Les jeunes militaires prennent l’Ortm : ATT échappera-t-il au coup d’Etat ?

 

Situation de plus en plus confuse au Mali, l’armée a investit Bamako.

Depuis ce matin la situation est tendue à Kati ville garnison de Bamako, avec comme corollaire, le renforcement de la sécurité autour du palais présidentielle de Koulouba. Des sources civiles font état de tirs entre militaires dans le camp de Kati, et un officier aurait été mortellement touché. Selon ltations ont continué à Kati avant de s’ébranler vers Bamako. Selon un témoignage à Koulouba, où se trouvent deux ministères (Santé, et Affaires étrangères et de la Coopération), et deux institutions (la présidence et le Conseil économique, social et culturel) le personnel de certains service aurait été évacué par les mutins. A Bamako, ils ont pris la télévision et la radio nationale (Ortm). « Ils ont investis le siège de l’Ortm et nous a demandé de tout éteindre et de partir. Nous avons arrêté toutes les émissions avant de rentrer chez nouses mêmes sources, un officier général aurait été mis aux arrêts.
Le ministre de la Défense et des Anciens combattants Sadio Gassama aurait échoué une tentative de dialoguer avec les soldats mutin. Le palais présidentiel en ce jour de Conseil des ministres serait bouclé par un dispositif sécuritaire renforcé, sans précédent.

Les manifes », nous a dit un responsable de l’Ortm. Ce n’est plus de la plaisanterie lorsqu’on en arrive là, nous commente un cadre de l’administration.

La tension au camp de Kati est dans la suite de la manifestation des épouses de militaires au front au nord du pays. Ces militaires au front dans les régions nord du Mali, sont confrontés aux attaques répétées des rebelles du Mouvement national pour la Libération de l’Azawad (MNLA) qui sèment la terreur depuis le 17 janvier 2012. Les attaques du Mnla qui ont commencé par le camp de Menaka, ont continué jusque là, gagnant les localités d’Aguel’hoc, de Tessalit, de Tinzawaten et d’autres, tuant des dizaines de militaires de l’armée malienne et faisant des otages.

Les épouses des militaires avaient manifesté les 27, 28 et 29 janvier à Kati, Bamako, Ségou et dans d’autres villes du Mali, exprimant leur mécontentement face à la situation de leurs époux au front, qui sont souvent privés de nourriture, du fait des rebelles qui réussissent la prouesse d’empêcher l’armée d’approvisionner ses troupes au nord. Lundi 19 mars, les enfants de Kati dont des élèves ont manifesté à Kati sur 15 km et ont tenté de marcher sur Koulouba, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre qui ont usé du gaz lacrymogène.

Ib, MALI – BAMAKO -

   du   21 mars 2012.    


22/03/2012
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