L'EVEIL DE L'AFRIQUE

Cameroun: Enrichissement illicite. Franck Emmanuel BIYA et le scandale des 100 Milliards. Il n'est pas le fils de son père pour rien, les chats ne font pas des chiots, il est naturellement cleptomane comme son père!!!!!!!

 

   

 

       "L'appareil d'Etat complice de Franck Emmanuel Biya dans le pillage du Trésor public. "Des éléments, nombreux, précis et concordants, établissent  sans aucun doute possible que Monsieur Franck Emmanuel BIYA, fils du Président Paul BIYA, a en 2006, directement spolié l'Etat Camerounais, c'est-à-dire les Camerounais eux-mêmes, de sommes considérables, qui pourraient dépasser 100 milliards de francs CFA ".

 ALLIANCE POUR LA DEFENSE DU BIEN PUBLIC: L'appareil d'Etat complice de Franck Emmanuel Biya dans le pillage du Trésor public

Honorables Députés,

Des éléments, nombreux, précis et concordants, établissent sans aucun doute possible que Monsieur Franck Emmanuel BIYA, fils du Président Paul BIYA, a en 2006, directement spolié l'Etat Camerounais, c'est-à-dire les Camerounais eux-mêmes, de sommes considérables, qui pourraient dépasser 100 milliards de francs CFA (soit plus de 200 millions de dollars).

Ces éléments établissent également que le pillage n'a été possible qu’avec l'appui conscient d'un grand nombre de membres de la famille du Président Paul BIYA et de son entourage, directement placés par ses soins dans des positions-clés au sein de l'Administration camerounaise.

LES VOICI, SOUS FORME RÉSUMÉE, MAIS DANS LEUR ÉVIDENCE IMPLACABLE:

En 1997, face à la crise de trésorerie de l'Etat Camerounais, le Ministre de l'Economie et des Finances de l'époque, Monsieur Edouard AKAME MFOUMOU, a obtenu de la Banque Mondiale et du F.M.I. la permission de "titriser" la dette intérieure du pays, c'est-à-dire de transformer les dettes de l'Etat, en titres financiers proposés à des investisseurs privés.

A compter de cette date, l'Etat a donc émis des bons du Trésor, baptisés Obligations du Trésor à coupon Zéro ou "OTZ". Ils ont notamment été émis pour titriser la dette de l'Etat vis-à-vis de la société publique de Télécommunications (CAMTEL) et de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS.), pour un total de plus de 110 milliards de francs CFA et de plus de 270 milliards de francs CFA respectivement.

Les "OTZ" ont été structurés sous forme de coupons avec une valeur nominale d'un million de francs CFA, produisant à compter de leur date d'émission des intérêts à un taux de 3% par an. Ces intérêts étant capitalisés avant d'être versés en une seule fois, en même temps que le capital, à une date de maturité du bon allant de 10 à 15 ans. A cette date, le détenteur d'une OTZ recevrait ainsi une somme représentant entre 170% et 210% de la valeur nominale du coupon.

Le fils du Président Paul BIYA, monsieur Franck Emmanuel BIYA, a pris conscience que si en jouant de ses appuis au sein de l'appareil d'Etat, il parvenait à acheter des OTZ en dessous de leur valeur de marché puis à se les faire immédiatement racheter à leur valeur à maturité par le Trésor Public, il s'enrichirait considérablement et sans risque.

Les trois opérations frauduleuses de ce type conduites par Monsieur Franck Emmanuel BIYA auraient porté sur 64.400 OTZ de la CAMTEL et de la C.N.P S. et lui auraient permis de délester le Trésor Public de sommes de plus de 100 milliards de francs CFA (soit plus de 200 millions de dollars).

La première de ces opérations concerne 9.400 OTZ de la CAMTEL, dont la valeur faciale totale était donc de 9,4 milliards de francs CFA. La CAMTEL avait donné ces 9.400 OTZ en garantie à la Société Financière Africaine (SFA), obtenant en retour de cette dernière un prêt de 4,5 milliards de francs CFA sur une durée de cinq ans.

Or, sans raison apparente, en 2006, la CAMTEL a décidé de céder ces 9.400 OTZ pour seulement 3,5 milliards de francs CFA, soit au tiers de leur valeur faciale, à la société AFRIONE, spécialement créée pour cette occasion par Monsieur Franck Emmanuel BIYA. La Caisse Autonome d'Amortissement (CAA), organisme public de gestion de la dette de l'Etat, a fait les diligences nécessaires auprès de la SFA pour obtenir la main levée de ces 9.400 OTZ de la CAMTEL.

La société Ingénierie Forestière, appartenant également à Monsieur Franck Emmanuel BIYA, a donné pour sa part sa garantie à AFRIONE auprès de la banque AFRILAND FIRST BANK afin que celle-ci avance les 3,5 milliards de francs CFA nécessaires au rachat des 9.400 OTZ bradées.

La CAA n'a ensuite eu qu'à solliciter de Monsieur Polycarpe ABAH ABAH, Ministre de l‘Economie et des Finances au moment des faits, l'autorisation de payer par anticipation les 9.400 OTZ.

Une fois cet accord obtenu, la CAA a payé à AFRIONE non leur valeur faciale de 9,4 milliards de francs CFA, mais leur valeur à maturité en 2017, soit 17,4 milliards de francs CFA. La ponction sur le Trésor Public camerounais a donc été d'environ 14 milliards de francs CFA et a aggravé dans la même mesure la situation de CAMTEL, dejà en proie à d'énormes difficultés financières.

LES MONTANTS EN JEU DANS CETTE OPÉRATION SONT CERTAINS

Ceux engagés dans la deuxième opération, qui a eu lieu dans la foulée, ne sont pas aussi exactement établis mais leur ordre de grandeur ne fait pas de doute: la manipulation aurait porté sur 25.000 OTZ de CAMTEL pour une valeur à maturité en 2017 de 37 milliards de francs CFA.

Il en est de même de la troisième opération qui aurait porté sur 30.000 OTZ de la C.N.P.S. pour une valeur à maturité de 58 milliards de francs CFA.

Est-il envisageable que des spoliations de fonds publics de cette ampleur, qui plus est conduites sans véritables précautions pour les dissimuler, aient pu être invisibles pour l'appareil d'Etat?

NON.

C'est donc que l'appareil d'Etat a été complice des vols commis par le fils du Président Paul BIYA. Et comment en douter, ne serait-ce qu'un infime instant, lorsqu'on considère le nombre des parents et proches du Président Paul BIYA placés à des rouages dont chacun a été nécessaire pour rendre possibles ces opérations?

Il suffit simplement de rappeler les faits suivants:

- Les sociétés AFRIONE et Ingénierie Forestière appartiennent toutes deux au fils du Président Paul BIYA et sont dirigées par Christian MATAGA, fils de son ancien Directeur de Cabinet Civil.

Le Directeur Général de la Caisse Autonome d'Amortissement (CAA) n'est autre que Dieudonné EVOU MEKOU, neveu du Président Paul BIYA. Le Directeur Général de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (C.N.P.S.) était à l'époque des faits, Louis Paul MOTAZE autre des neveux du Président Paul BIYA, aujourd'hui Secrétaire Général des Services du Premier Ministre.

Le Directeur Général de la CAMTEL, David NKOTO EMANE, est issu du même village que le Président Paul BIYA, et se trouve être un ancien cadre de la CNPS. Le Directeur Général d'AFRILAND FIRST BANK était au moment des faits, ALAMINE OUSMANE MEY, qui, en récompense de sa complaisance, a obtenu une nomination aux fonctions de Ministre des Finances.

Ce ne sont là que les complicités les plus éclatantes. La liste complète est forcément beaucoup plus longue, et peut-être même impossible à dresser, car en laissant faire que tant de serviteurs de l'Etat plient les Institutions aux intérêts de quelques-uns, c'est le système tout entier qu'on détourne du bien commun, et même qu'on retourne contre celui-ci.

Le Président Paul BIYA n'a pas su éviter que s'installe au sein de notre Nation la désunion, qu'elle soit due au tribalisme ou aux ressentiments légitimes nés de la pauvreté croissante; il est aussi, en laissant instrumentaliser l'appareil d'Etat, en passe de faire que le peuple perde définitivement foi en nos Institutions.

L'HEURE EST D'UNE GRAVITÉ SANS PRÉCÉDENT

Vous, élus de la Nation, avez plus Que quiconque, le devoir et le pouvoir de tout faire pour que le Président Paul BIYA, commence dès aujourd'hui à défaire le système qu'il a laissé s'installer.

PESEZ SUR LUI POUR OU'IL PRENNE SANS ATTENDRE, DEUX MESURES:

La première est de mettre en place une commission d'enquête parlementaire sur cette affaire des OTZ et de ne pas s'opposer aux mesures qui seraient prises contre son fils et ses complices au sein de l'appareil d'Etat.

La seconde est d'inviter la Banque Mondiale à conduire un audit sur ce montage, qu'elle a autorisé sans garanties suffisantes de bonne gouvernance, pour la mettre ainsi devant ses propres responsabilités.

Le Cameroun attend de vous que vous soyez d'une vigilance sans relâche dans l'accomplissement du redressement sans lequel notre Nation ne survivra pas.

ALLIANCE POUR LA DEFENSE DU BIEN PUBLIC


Le secrétaire : TAKOUKAM LISE



21/11/2012
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 116 autres membres