L'EVEIL DE L'AFRIQUE

Etat de la corruption au Sénégal!!!!!

Les cas les plus en vue et qui constitueront dans un proche avenir une vraie bombe, se retrouvent au niveau du secteur de l’Hôtellerie, des Bars-Restaurants, Night Clubs et autres Casinos.
Ce secteur, à l'instar de tous les pays du monde, génère beaucoup d’argent et se situe souvent à la lisière de l’illégalité, parce que les tenanciers sont souvent mêlés à des pratiques douteuses, allant du Proxénétisme à la vente illégale d’alcool.
Policiers et Gendarmes en charge de la surveillance de ce secteur se sucrent allégrement et perçoivent une dîme mensuelle ou hebdomadaire pour une "protection." Laquelle protection consiste à avertir le tenancier d’un contrôle inopiné provenant de la hiérarchie ou bien de détourner le regard quand il s’agit d’une opération relevant du Chef de secteur. Egalement dans cette protection, est incluse toute "affaire" émanant dudit établissement telle bagarre, coups et blessures occasionnés par les videurs à l’encontre de clients, généralement des filles (professionnelles du sexe).
Selon un gérant que nous avons approché et qui a pignon sur rue dans le quartier des Almadies: "Quand je me suis établi ici, j’avais tous les soucis du monde car soit la police soit la gendarmerie n’arrêtait de me tracasser, faisant fuir mes clients, mais lorsque je m’en suis ouvert à un collègue Gérant, il m'a recommandé de faire comme tout le monde, c'est-à-dire "d’aller à la Brigade et aux Mœurs avec des enveloppes consistantes pour nouer un dialogue avec ces derniers." Et d’ajouter ceci, "quand cela fut fait et les conditions mises sur la table, je touche du bois, je n’ai plus eu de contrôle. Cette pratique est illégale je le sais, mais c’est cela sinon ton business est mort."
Ce langage est le même qui a été tenu par presque tous les Gérants, qui bon an mal an, sont obligés de passer à la caisse et l’un d’entre eux de nous désigner deux Bars-Restaurants, propriétés d’Occidentaux qui ne désemplissent jamais, en nous précisant: "Vous voyez ces deux endroits là, ils ne font jamais l’objet de contrôle car leurs proprios ont noué des arrangements en haut lieu et surtout, ont des « amis » Officiers de Gendarmerie ou Commissaires de Police et pourtant quand on parle de prostitution, de proxénétisme et autres, c'est dans ces endroits, qu'ils sévissent", et d’ajouter amer "passez tous les soirs, vous verrez la voiture de gendarmerie se garer sans gêne, et ses occupants prendre leur diner, ce qui fait que les filles préfèrent ces endroits où au moins elles sont assurées d’éviter la rafle."
A la question de savoir s’ils sont vraiment tous en règle ? "Bien sûr nous rétorque notre interlocuteur, mais vous savez que pour un policier ou un gendarme, c’est facile de vous coller un motif, et si vous vous amusez à ne pas faire comme tout le monde, vous pouvez dire Adieu à votre commerce, car les flics ne se gêneront pas pour effectuer plusieurs descentes par jour, en embarquant vos meilleurs clients."
Un Gérant d’une discothèque de nous avouer ceci: "on me reprochait tout le temps d’entretenir une clientèle de mineurs, ce qui était vrai car ce sont eux qui dépensent sans compter, surtout s’ils ont accès au portefeuille de leurs parents. Donc, pour ne plus être perturbé, j’ai procédé à un échange de bons procédés avec les flics et dorénavant, je fais fonctionner mon commerce tranquillement." Et d'ajouter sous le ton de la confidence: "de toute façon, ils sont tous pareils et pour s'en rendre compte, il suffit d’aller voir leurs supérieurs qui vous feront comprendre à mots feutrés, qu’il faut juste négocier, car ce sont eux qui se trouvent sur le terrain."
Approché par nos soins, un agent de la Préfecture dégage en touche, avant de déplorer: "Le Préfet en tant que Chef Départemental de la Sécurité et la Salubrité publiques, s’appuie sur ces corps d’abord pour les enquêtes relatives à l’ouverture des débits de boisson et ensuite pour le contrôle régulier du fonctionnement de ces établissements. Ce qui se fait en dehors des directives préfectorales, n’engage que leurs auteurs. C’est vrai que nous recevons des plaintes de gérants concernant ces pratiques, mais le Préfet en conséquence, envoie des correspondances à la hiérarchie qui doit décider de la suite à donner..."

 

 





09/05/2013
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