L'EVEIL DE L'AFRIQUE

EDITORIAL : BENIN, la Kleptomanie en Avant!!!!!!!!!!!!

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          Qui vole un œuf volera un bœuf, a-t-on coutume de dire. Et on peut y ajouter que celui qui vole 1 franc des deniers publics est capable de voler des milliards et d’asphyxier toute une nation.

Depuis le temps que l’on parle de lutte contre la corruption en République du BENIN , beaucoup d’encre a coulé sous les papiers blancs qui éclairent le mental de l'homme et très peu de choses ont changé, disons dans le bon sens. Le con
stat qui s’impose, c’est que le phénomène prend de plus en plus d’ampleur et atteint des proportions démesurées. Les différents rapports de mission d’inspection ou de vérification sont là pour nous édifier.
Il y a des jours où l’on se demande si ce ne sont pas des kleptomanes qui ont fait une mainmise sur l’administration publique. Des gens qui ne semblent mus que par leurs seuls intérêts et qui ont développé des méthodes machiavéliques dignes de la mafia sicilienne ou de la camorra napolitaine.
Au moment où le président de la République a décidé de placer son mandat sous le signe d’une lutte implacable contre la corruption sous toutes ses formes, certains ont encore réussi à s’illustrer à travers une surfacturation, donc des vols d
e ,milliards de F CFA sur les marchés publics passés !
On a comme l’impression que plus c’est gros, mieux ça passe, car sans la pression des jeunes leaders que nous sommes et de la presse qui joue tant bien que mal son rôle de 4e pouvoir , ces scandaleux détournements de fonds publics seraient passés comme lettre à la poste. A présent, que va-t-il se passer ? Tous les acteurs incriminés dans ces vaste opérations d’escroquerie vont-ils être châtiés ?
De même, les complices vont-ils être bannis des appels d’offres à venir ? Va-t-on s’intéresser au système mis en place pour briser certains de ses maillons, sachant qu’il s’est incrusté dans notre société comme le Léviathan ? En tout cas, l’opinion publique nationale s’attend que ce cas puisse servir de leçon pour ceux qui sont tapis da
ns l’ombre.
La moralisation des finances publiques ne pourra être effective que lorsque les délinquants à col blanc, qui saignent nos maigres ressources, sont pris à la gorge. Il n’y a certainement pas de solutions miracles pour combattre la corruption et le vol à grande échelle de nos ressources financières.
Mais des garde-fous peuvent être mis en place pour dissuader les apprentis kleptomanes. Des dispositifs juridiques, administratifs et même économiques existent. Prenons deux exemples concrets, les véhicules de fonction et les
tickets d’essence. L’Etat possède un parc estimé à plusieurs centaines de voitures dont la gestion est parfois opaque. Des véhicules souvent reformés et cédés à vils prix alors qu’ils sont loin d’avoir été amortis.
Des voitures administratives dont l’entretien coûte aussi une fortune. Pourquoi ne pas aller vers la suppression de ce parc rempli souvent de véhicules de luxe ? Qu’une prime puisse être allouée à certains cadres pour leur transport. L’E
tat économiserait alors des milliards de F CFA. Quid des fameux tickets d’essence ? Un vrai système de vol à certains niveaux.

Il suffirait, dans le cas où le parc automobile de l’administration serait maintenu, d’instituer un système de carte magnétique personnalisée et
limitée. Ainsi, son détenteur ne pourrait que faire un seul plein par semaine. Cela permettrait de mettre un frein au trafic de ces fameux bons d’essence dont raffolent ministres, cadres et agents subalternes.
La passation des marchés est aussi devenue une source d’enrichissement illicite que certains veulent rendre licite. Des millions tombent dans le compte de certains, alors que d’autres se voient offrir une villa clef en main ou la voiture de leur rêve. D’aucuns préfèrent transférer les fonds vers l’extérieur pour financer les études de leurs progénit
ures.
Puisque nos kleptomanes nationaux ont plus d’un tour dans leur sac, il ne faudrait pas être surpris que certains, qui viennent de voir leur
s contrats résiliés, ne puissent se retourner contre l’Etat en l’attaquant en justice. Il n’est pas exclu que les plus espiègles ne puissent gagner leur procès et contraindre l’Etat à leur payer des milliards de dommages et intérêts. Cela est déjà arrivé. Et un homme averti en vaut bien deux…
Mahfouz BADIROU

Juriste, Blogueur

Spécialiste de la communication politique

Spécialiste des questions politiques Africaines

Président du MOUVEMENT PANAFRICAIN DES JEUNES D'AFRIQUE  ET DE LA DIASPORA (LE MOPJAD)

 



01/10/2014
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