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Benin: : S’y flotte ..:Pascal Koupaki et ses vérités : où est l’exemple ?


: S’y flotte ..:Pascal Koupaki et ses vérités : où est l’exemple ?

Les lecteurs et auditeurs de certains organes de presse ont pu lire ou écouter, tout récemment, quelques gymnastiques verbales de l’ex ministre de l’Economie, du Développement puis, Premier ministre, autour des dossiers scandaleux aux relents de mal gouvernance opérée par les gouvernements successifs de Yayi Boni auxquels il a appartenu. C’était au détour d’une communication présentée par lui sur sollicitation de la représentation locale de la Fondation Friedrich Ebert devant, des jeunes leaders des partis politiques et de la Société civile.


On croyait savoir toutes les vérités sur les différents dossiers qu’il a librement choisis d’aborder. Mais, l’écureuil annoncé est venu avec un pied cassé. Rien de consistant à se mettre sous la dent. Sinon, Pascal Iréné Koupaki s’est seulement contenté d’embobiner les jeunes parce que sachant qu’il se trouvait devant des pucelles et puceaux qui ne sont pas encore mûrs sur les débats politiques.
Au nombre des sujets abordés mollement par l’ex Premier ministre, on peut retenir les dossiers Icc-Services, celui du Programme de vérification des importations (Pvi-Nouvelle génération) et le célèbre scandale économique qu’est la nébuleuse affaire Nocibé qu’on pourrait, d’ores et déjà, qualifier de ‘’ plus grand crime économique sous le régime Yayi Boni’’ qui est chéri et entretenu par Pascal Iréné Koupaki.
Pensant éclairer son auditoire qu’il sait naïf, il déclara qu’il n’a été informé pour la 1ère fois de l’affaire des placements illégaux d’argent, plus connue sous le nom de Icc-Services, qu’en mai 2010. Il ajouterait même que c’est en questions diverses que le sujet a été évoqué par son successeur Soulé Mana Lawani. Quel mépris pour les spoliés bernés dans un grotesque scandale où des ministres du gouvernement sont impliqués en accordant des facilités aux bandits au col blanc que sont Guy Akplogan et consorts !Car, il est connu que les activités de Icc-Services ont commencé depuis l’année 2008 au moment où Pascal Koupaki était ministre de l’Economie dont l’une des directions centrales sous sa tutelle, est chargée de surveiller les activités de levée d’épargne et de placement d’argent collecté sur le marché financier.

    Pour Pascal Iréné Koupaki, ce n’est qu’au moment de la renégociation du coût d’exécution du Programme de vérification des importations (Pvi-Nouvelle génération) qu’il a pu être associé à ce dossierComment se fait-il qu’il soit appelé à présider la Commission de renégociation à la baisse du coût de Pvi-Ng, un projet aussi important qui engage, dans une large proportion, toute l’Economie béninoise et qu’il n’ait pas pensé à mieux chercher à comprendre son contenu et s’en approprier afin de mieux décider pour le Bénin ? Est-ce que lorsqu’on a la chance de décider à un niveau aussi élevé de son pays, on se contente de l’à-peu-près pour engager son Etat ? Tenir aujourd’hui de tels propos sur le dossier Pvi-Ng, c’est faire économie de vérité. Surtout que Koupaki, lui-même reconnaît dans ses déclarations devant les jeunes puceaux que : « … le Pvi-Ng est une bonne réforme déjà expérimentée en Côte d’ivoire et au Sénégal. S’il était bien conduit, il permettrait au Bénin de doubler en quelques années ses recettes portuaires ».
Que peut-on retenir de la vérité de Pascal Koupaki sur le crime économique que l’on note, à tout point de vue, dans le dossier de Nocibé si ce ne sont que de l’inquiétude et de la désolation ? Car, c’est lui, le numéro 2 d’alors du gouvernement Yayi, qui a présidé le Conseil des ministres ayant validé et accordé l’agrément à leur ami libano-sénégalais, Latfallah Layousse, Pdg de Nocibé. Alors, comment peut-il prétendre aujourd’hui qu’il n’en est pour rien et n’a nullement une responsabilité dans ce nauséeux dossier de scandale économique ? Figurez-vous que ces gens-là ont osé accorder une exonération fiscale de près de trente années à un homme d’affaires étranger alors que dans le même temps, ils mènent la vie dure à des opérateurs économiques nationaux. Ils en ont même fait exiler de force. Ce sont là les vérités que Pascal Iréné Koupaki pense servir au peuple béninois par le canal des jeunes puceaux qu’il a pris le plaisir de mélanger dans la farine. Pour paraphraser ce proverbe, osons dire à l’ex Premier ministre que : « Fils de boulanger que nous sommes, les Béninois n’aiment plus que l’on les mélange à la farine ». Mais, qu’il nous souvienne qu’au mois d’avril passé, votre quotidien « Le Matinal » a révélé la vérité sur ce scandale qui a suscité la colère de l’égérie de Pik.
Et pourtant, Pik nous enseignait dans son livret bleu intitulé « Ce que je crois, une nouvelle conscience », publié le 26 octobre 2013 dernier, que : « …Nous devons nous inscrire dans l’axe de l’Etre avant de rechercher le bien-être collectif… ». Il nous révélait et nous conseillait, après avoir effectué sept ans quatre mois dans des gouvernements successifs de son ex patron Yayi Boni, ceci : « …Ce que j’ai vu me fait dire aujourd’hui que nous devons absolument provoquer une rupture dans notre façon de penser, de faire, de vivre ensemble. Nous devons nous engager dans la Cité avec une nouvelle conscience qui sera le fondement de la transformation de l’Etre, de l’individu-citoyen. C’est cet homme nouveau qui se mettra debout pour construire un Bénin meilleur et solidaire par le travail de qualité, le mérite, la persévérance et le volontariat ». Puis, il ajoute : « …C’est l’unique chemin du beau destin pour le Bénin ». Dès lors, pour lui emprunter son précepte favori « …Le Béninois a besoin d’un souffle nouveau, pour guérir des maux ou tares qui l’assaillent », nous osons dire que Pik a besoin d’une nouvelle conscience, pour pouvoir dire toutes les vérités, les vraies vérités aux Béninois sur les dossiers à scandale ci-dessus évoqués. Pik a donc besoin d’aller à l’école de Mathurin Coffi Nago, président de l’Assemblée nationale afin que sa langue se délie véritablement pour guérir le Bénin des maux ou tares qui l’assaillent à cause des hommes politiques qui l’ont dirigé ou continuent de le diriger. C’est ce que je crois.



04/09/2014
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