L'EVEIL DE L'AFRIQUE

BENIN: Injustice dans le dossier de construction du nouveau siège de l’Assemblée:Yayi piétine les intérêts de la Chine, de la Belgique…




A la Présidence de la République, tout le monde semble se taire sur le dossier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Le Chef de l’Etat a préféré poursuivre sa campagne électorale, du moins, sa tournée dans le pays, banalisant une affaire qui coûtera chère aux caisses nationales. Mais dans ce dossier, plusieurs pays amis sont lésés.


Yayi cherche querelle. Il marche sur les intérêts de partenaires stratégiques du Bénin. Le Marocain Abdelkader Moutaïb, n’est pas seul à subir les affres de cette affaire de construction du siège de l’Assemblée nationale. Il a des partenaires étrangers, notamment les Saoudiens, les Libyens, les Belges, les Chinois, les Marocains et les Nord-Américains. Non seulement sa détention arbitraire, depuis une vingtaine de mois, fâche déjà mais aussi ses partenaires ne tarderont pas à se faire entendre. L’entreprise Gee, ayant en charge la construction du nouvel hémicycle est un groupement de plusieurs entreprises. Mieux, les autres sociétés du Marocain ont des partenaires étrangers. Le blocage de ses cinq entreprises crée des dommages pour ces partenaires dont les intérêts souffrent aux mains du pouvoir béninois.

Dans ce dossier, tout laisse croire que l’intelligence a manqué à l’Exécutif et cela pourrait engendrer des milliards de Fcfa de dommages à rembourser aux sociétés concernéesA ce jour, le contrat qui lie le gouvernement béninois à travers la Serhau.Sa et le ministère de l’urbanisme est encore en vigueur. Il en est de même pour les autres sociétés adjudicataires des lots légers. Le retard que connaît ce dossier peut amener, sans doute, des entreprises à assigner l’Etat béninois en justice, pour dommages et intérêts car, les équipements sont encore là et pourrissent déjà. Mieux, le coût des travaux ne restera plus comme négocié au départ. Les intrants (ciment, fer, et autres) ont changé de prix. La main d’œuvre va augmenter et ceci à cause de l’augmentation du Smig. Conclusion : les entrepreneurs se verront obligés de revoir à la hausse, les coûts des travaux.

La stratégie de la mafia gouvernementale

Pour rappel, malgré toutes les difficultés que rencontrait l’entreprise de gros œuvres dans la réalisation des travaux, le chantier avançait plus ou moins selon un rythme de la mise à disposition de l’entreprise des plans d’architectures et des moyens financiers. C’est en 2011, à la prise de fonction du Ministre Blaise Ahanhanzo-Glèlè que les choses se sont compliquées. En complicité avec un des architectes et d’un premier responsable de la Serhau, maître d’ouvrage délégué, le complot a été organisé pour chasser l’entreprise du Marocain et l’écarter du projet afin d’avoir la mainmise sur le projet. Mais, vu la résistance de l’entrepreneur, il fallait que le Ministre de l’urbanisme d’alors prenne d’autres dispositions pour s’accaparer du projet. C’est ainsi qu’il ordonne à la Serhau de mettre le chantier en régie ; ce qui lui a permis de nommer un de ses amis entrepreneurs comme coordonnateur du projet et gérer, lui-même, les travaux. Mais cette tentative, ne lui a pas permis de contrôler directement les décaissements ; puisque l’entrepreneur principal, à travers sa vigilance, avait gardé le droit de regard sur l’opération.

Pour déjouer le coup, l’Igm a été envoyée pour un audit financier avec pour conséquence, l’arrêt total des travaux. Le personnel et les ouvriers de l’entreprise sont mis au chômage et les gardiens du chantier remplacés. Pire, les bureaux de l’entreprise qui se trouvent en dehors de l’enceinte du projet sont militarisés et les clés sont changées. L’ensemble des matériels et équipements de l’entreprise est confisqué sans aucune décision de justice. Interpellé par les députés à l’Assemblée nationale, il n’avait pas le choix que de leur présenter le rapport de l’audit élaboré par l’Igm. Les députés n’ayant rien vu de consistant dans le rapport de l’audit qui pouvait compromettre le Marocain, ont voulu mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour voir clair dans le dossier.

Gagné par la peur, le ministre de l’urbanisme d’alors s’est précipité le même jour pour déposer une plainte contre certains cadres et l’entrepreneur marocain pour démontrer au parlement que le dossier est déjà pendant devant les tribunaux. Malheureusement, notre police ne dispose pas de techniciens qui comprennent les règles et les textes des marchés. Blaise Ahanhanzo-Glèlè a dû passer 72 heures dans les locaux de l’Ocertid avant d’être relâché à cause de sa qualité de Ministre. Tous ceux qui avaient été interpellés dans cette affaire ont été mis en liberté, sauf le Marocain et le Directeur administratif et financier de la Serhau.Sa, tous deux, les mémoires du dossier. Comment peut-on mettre en liberté un Dg, ordonnateur de budget et détenteur de signature de chèque et garder un simple Daf ? Nous y reviendrons.

Félicien Fangnon



15/08/2014
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