L'EVEIL DE L'AFRIQUE

BENIN: Editorial : La jeunesse face à son destin

Editorial : La jeunesse face à son destin   

Conviée ce week end à la salle du peuple du palais de la République, elle a eu droit, une fois de plus, à son lot de promesses de mieux-être. La jeunesse, au centre de tous les intérêts, bénéficie visiblement d’une attention soutenue de la part du pouvoir. Des projets conçus à son bénéfice, il en existe à foison et la pléiade de structures créées à cet effet s’attèle à les concrétiser. Qu’il s’agisse de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe), du Fonds national pour l’entreprise et l’emploi des jeunes (Fnpeej), des Business promotion center (Bpc) ou encore de l’Office béninois des services de volontariat des jeunes, chaque composante de cet arsenal institutionnel s’active pour libérer les jeunes des affres du sous-emploi et du chômage. Du moins, c’est ce qu’on nous laisse croire.

A en juger par les déclarations des responsables de ces structures, tout va bien dans le meilleur des mondes Or, la couche juvénile en quête d’un épanouissement durable ne cesse de se plaindre. Et pour cause ! Le quotidien fait de précarité et d’incertitudes laisse planer de sérieux doutes sur l’avenir. En dépit des efforts consentis par le gouvernement et dont on nous rabat continuellement les oreilles, le chômage, telle une sangsue colle toujours à la peau de la jeunesse. La triste réalité persiste, implacable. Il faut davantage d’actions et moins de discours pour désamorcer cette bombe à retardement que constitue le chômage massif des jeunes. Les longues séances de travail au palais ne suffiront pas à régler leurs problèmes. Il faut d’abord et avant tout, pour guérir le mal à la racine, opposer la réactivité à l’anticipation.
Qu’est-ce qui est fait en amont en matière d’orientation des jeunes pour que ,une fois sortis des centres de formation, ils ne tournent plus en rond, tels des automates, sur le terrain de l’emploi ? Il vaut mieux prévenir que guérir, dit-on souvent. Faut-il le souligner, la jeunesse non plus n’est pas exempte de reproches quant au drame qui la secoue. Au lieu de subir le funeste sort qui leur est réservé, les jeunes, de leur côté, feraient mieux de prendre leur destin en main. Aucun gouvernement, quelques soient ses bonnes intentions, ne fera leur bonheur à leur place. L’époque de la manne qui tombait gracieusement du ciel est révolue. L’esprit d’initiative couplé à une bonne dose d’audace fait malheureusement grand défaut dans les rangs de la jeune génération. Déjà au XIXème siècle, l’écrivain américain Mark Twain lançait cet appel solennel : « Dans 20 ans, tu seras plus déçu par les choses que tu n’auras pas faites que par celles que tu auras accomplies. Alors, largue les amarres, sors du port, attrape les alizés par les voiles. Explore. Rêve. Découvre ».


04/11/2014
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